Transcription de l’interview: « Ouvrir un coffee shop »

K : Nous voici en présence d’Inès ! Dans un premier temps, je te remercie d’avoir accepté cette interview !

I : De rien

K : Est-ce que tu peux te présenter à nos auditeurs ? Qui tu es ? Quel est ton parcours ?

I : Oui, alors déjà merci pour cette interview. Je suis Inès, j’ai fondé Byconcept, il y a maintenant 3 ans.

K : Oui

I : En fait à la base, Byconcept est uniquement un blog.

K : D’accord

I : Donc, un blog dans lequel je référençais des interviews de fondateurs de commerce.

K : D’accord

I : En fait, j’ai posé un constat du coup, il y a quelques années, je me suis dit : c’est assez marrant, parce qu’il n’y avait aucune ressource inspirée qui existait pour les personnes qui voulaient ouvrir un commerce, et notamment les reconvertis.

K : D’accord

I : Donc à partir de ce constat, je me suis dit, ce n’est pas normal, qu’une personne voulant chercher l’information ne trouve pas ce qu’elle recherche. Donc je me suis dit, bon allons première étape, c’est aller à la rencontre d’entrepreneurs qui eux ont réussi à ouvrir un commerce et comprendre comment ils ont finalement atteint leur objectif qui était l’ouverture, que ce soit un commerce, que ce soit un coffee-shop que ce soit un bar à jus, que ce soit un bar à cocktails…

K : Un commerce de manière plus générale

I : Oui, c’est ça, très générale. Donc je suis allée à la rencontre de ces personnes qui m’ont gentiment décrit, en tout cas, leur parcours…

K : Oui

I : Et c’était hyper intéressant, et j’ai compris certaines choses, certaines étapes qu’il fallait absolument suivre pour réussir et concrétiser son projet. En tout cas, il y a un pattern en commun parmi toutes ces personnes-là, ce que sont tous, ou pratiquement tous, des reconvertis.

K : D’accord, c’est du genre, je sais pas, M. et Mme X qui étaient au boulot, qui se faisaient chier et…

I : C’est ça

K : Et qui avaient envie d’un peu plus de… comment dire…. de…

I : De sens

K : De sens à sa vie… et qui s’est dit, tiens c’est le moment où jamais de le faire, donc ce sera maintenant.

I : C’est ça. Et l’idée qu’ils ont eu, à ce moment-là, c’est de se dire : je vais quitter mon travail ou je vais quitter ma vie de routine…

K : Mon vieux CDI

I : Voilà, c’est ça… et je vais ouvrir un lieu qui me correspond.

K : Ok

I : Et une passion, parce qu’il y a aussi pas mal de personnes qui ont à la base une passion…

K : Oui

I : Ça peut être le café spécialité, ça peut être la pâtisserie, ça peut être plein de choses, et du coup, ils se sont dit : moi ce que je veux, c’est vraiment vivre de ma passion tous les jours et que cette passion-là me fasse vivre. Et c’est pour cela, qu’en général, il se lance dans l’ouverture d’un commerce. Donc Byconcept est né comme ça à la base, tout simplement en forme de blog, sous format blog…

K : Et donc qu’est-ce qui t’a donné l’envie toi, justement de lancer ce blog-là ? À la base, tu t’es dit, tiens je vais ouvrir Byconcept, je vais prendre mon nom de domaine et je vais commencer à écrire ? Qu’est-ce qui a… ? Quel déclic tu as eu ?

I : Oui, en fait… le déclic, alors moi le commerce de proximité je le connais, parce que je suis née dedans depuis toute petite. Mes parents ont ouvert des restos, ont ouvert des boutiques, etc. Donc pour moi c’est familier, c’est quelque chose que je connais naturellement. Mais à un moment donné, moi aussi, j’ai eu cette envie d’ouvrir un petit truc…

K : Oui

I : Je me suis dit, je me fais chier au taf…

Rires

I : Je vais ouvrir un truc, et j’ai commencé à rechercher des informations notamment sur le café de spécialité…

K : D’accord

I : Et l’ouverture d’un coffee-shop

K : Oui

I : Qui était pour le coup un domaine que je ne connaissais pas forcément. Et c’est là où je me suis heurtée au manque de recherche ou manque d’informations. Et Byconcept est né comme ça, aucune envie à la base, en tout cas, la formation n’est pas née tout de suite, mais au fur et à mesure, j’ai commencé à créer une communauté, des personnes ont commencé à me suivre et m’ont dit : Oui, on aimerait aller plus loin et être accompagnés. Et c’est à partir de ce moment-là, donc y a pratiquement un an, je dirais…

K : D’accord

I : Où j’ai commencé à créer des formations…

K : Donc c’est assez récent finalement

I : Oui, c’est assez récent et en fait l’origine de ces formations, c’est quoi ? C’est mon expérience personnelle…

K : Oui

I : Euh, les informations que je recherche, moi-même…

K : D’accord

I : Mon expérience avec les entrepreneurs, les informations issues des entrepreneurs, et voilà, et toutes ces informations-là, on en fait une sorte de synthèse, et on crée quelque chose, en tout cas, une formation très concrète…

K : Oui

I : Où tu vas d’étape en étape pour concrétiser ton projet de demain.

K : Ok. Parce que c’est vrai, que quand on s’imagine justement d’ouvrir un coffee-shop ou d’ouvrir un commerce d’une manière générale, on a un petit peu l’idée… en fait, on… comment dire ? On n’a pas la palette de tous les outils…

I : C’est ça

K : Et de tout ce qui va nous tomber sur le coin du nez quand on va ouvrir…

I : C’est ça

K : Donc je prends pour exemple, ouvrir un coffee-shop, on se dit : beh tiens, c’est sympa, je vais faire du café. Et finalement, voilà quand on creuse un petit peu… Ah, mais il y a le choix du matériel, Ah mais y a l’emplacement, Ah mais y a le business plan, Ah, mais y ça, y a ça… et finalement, on n’est pas forcément bien préparé.

I : Il y a énormément d’informations

K : Et c’est d’arriver à les compiler toutes en même temps ! Parce que ça tombe tout sur la gueule, comme ça…

I : Oui, c’est ça

K : Et tu dis : qu’est-ce que j’en fais ? Par où je commence ? Qu’est-ce qui est prioritaire, Qu’est-ce qui est secondaire ? Et c’est un petit peu ce que toi tu apportes dans ton approche.

I : Oui, c’est ça. C’est ça. C’est que, moi ce que je dis, concrètement à mon audience, c’est que : vaut mieux payer une formation une centaine d’euros, et être prêt quand on se lance. Et surtout être prêt et savoir si c’est un métier qui nous correspond…

K : Tout à fait

I : Parce que l’on se dit : on veut ouvrir un café, oh c’est trop bien ! On est un peu berné par l’odeur du café, par le lieu un peu magique et tout, mais finalement, vaut mieux être préparé, vraiment, vaux mieux être accompagné !

K : Connaître les coulisses…

I : Oui c’est ça !

K : C’est pas du tout la même… comment dire ? la même vision quand tu es client que quand t’es manager !

I : Ah non, ça n’a rien à voir

K : Quand t’es client, tu y vas une fois par semaine…

I : C’est ça, et c’est même encore pire c’est que c’est même pas la même version entre managers et propriétaires ! Tu vois, c’est qu’il y a tellement d’étapes, et du coup, donc, moi je sais que typiquement mes parents ont fait énormément d’erreurs…

K : Oui

I : Et ils auraient voulu avoir quelqu’un pour leur dire : non, ne faites pas ça, faites plutôt ça…

K : Oui

I : Un accompagnement, en fait.

K : Ça permet d’avoir un raccourci. C’est à dire toutes les étapes que les personnes on faites, l’expérience, on va leur livrer sur un plateau !

I : Oui, c’est ça, c’est l’expérience

K : J’en parlais avec Jérémy et Anthony de Hubsy qui en sont à leur troisième espace de coffee-shop coworking, et tu sens, dans le troisième, il te dit : ben tiens, j’ai fait ça, parce que y avait ça, y avait ça et ça, et dans le deuxième, tu vois, on a fait ça, mais parce que…

I : On savait que…

K : Voilà. Donc y a toute l’expérience, et il dit : on aurait aimé avoir toute cette expérience pour notre premier coffee-shop coworking parce que…

I : Bien sûr

K : Finalement, ça fait partie de l’expérience

I : Ça fait partie de l’expérience, tu es mieux armé

K : On est mieux armé, oui

I : Face aux aléas, et il y en a énormément ; dans le commerce de proximité

K : Oui

I : Dans le commerce de proximité, il y a énormément d’aléas. Tous les jours ne se ressemblent pas en fait, et ça je suis persuadée qu’une formation peut non seulement te faire rendre compte des choses…

K : Oui

I : Mais, en plus, être accompagné durant tout le long de ton parcours…

K : Finalement, tu investis de l’argent pour moins en perdre derrière ! Parce qu’il y a des erreurs que tu ne vas pas faire…

I : Eh oui, surtout dans le commerce, tu peux faire tellement d’erreurs facilement

K : Ne serait-ce que pour acheter du matériel. Les 100 euros que tu vas investir, c’est peut-être les 100 euros que t’aurais dépensé, qui t’auraient peut-être fait dépenser plus. Je vois notamment pour faire le parallèle avec l’immobilier, où des fois tu payes des formations qui sont soi-disant très chères, entre 1 000 et 2 000 euros la formation, mais quand tu vois que tu dois économiser 10 000 euros sur un bien, c’est toujours en fait la différence entre investissement et dépense. Je pense qu’il faut arrêter de penser en termes de dépenses mais plutôt en termes d’investissement…

I : Oui, en termes d’investissement.

K : Qu’est-ce que ça va m’apporter vraiment ? Je mets 100 euros sur la table mais si je gagne 10 000 euros et que ça m’évite de perdre 10 000 euros…

I : Bien sûr ! Mais c’est marrant parce que c’est très français, d’être frileux vis-à-vis de la formation. Tu vois, typiquement aux États-Unis, c’est comme la formation éducative, enfin l’éducation en soi, c’est investir en toi.

K : Tout à fait !

I : Et je trouve qu’on n’investit pas assez en nous, en nous-même, tu vois. On se dit : je préfère payer un produit, je préfère : Allez ! Me lancer et puis je verrai… Tu vois ? Alors que, non ! Vaut mieux investir en son cerveau, alimenter…

K : Tout à fait !

I : Alimenter son cerveau, que se dire : non, je sais le faire…

K : Ça, je ne vais pas te contredire là-dessus…

Rires

I : Donc, non, pour moi, la formation, c’est demain ! On est obligés de tous se former et je pense qu’il faut que l’on apprenne à investir dans ce…

K : Peut-être le fait aussi que, quand même, tout ce qui va être « éducation » est plus ou moins gratuit, en France… Alors le fait de payer pour se former, on peut se dire : c’est pas forcément normal…

I : Oui

K : Et puis, on a souvent appris aussi, qu’à partir du moment où tu as terminé les études, t’apprendras plus, et après tu travailles. Et là, de devoir réapprendre des choses et payer en plus, on se dit : ce n’est pas normal, j’ai eu pendant toute mon enfance, j’ai eu l’éducation gratuite, et là, il faut que je paye…

I : Et là, il faut que je paye

I : Alors que les Américains ont toujours payé

K : Oui

I : Et pour eux, c’est totalement logique. Donc… Mais bon je trouve que… justement y a un vrai essor, ça commence à changer

K : Oui

I : Il y a des formations qui sont maintenant très longues, qui sont très chères, mais qui en valent la peine…

K : Tout à fait

I : Non, je suis totalement « pour » ce genre de formation. Après voilà, c’est vraiment destiné aux reconvertis. Parce que quand tu fais une reconversion, justement, tu dois apprendre tout de A à Z.

K : Quels vont être justement les problèmes que : voilà : une personne qui nous écoute là, qui veut se reconvertir, qui veut ouvrir un coffee-shop… À quels problèmes va-t-elle être confrontés finalement ? Quels problèmes on peut avoir déjà, à partir du moment où j’ai l’idée, qu’est-ce qui va se passer pour elle ?

I : Alors, déjà, le premier problème, c’est que, en termes de financement, il va falloir se rendre compte qu’en fait, il faut un petit pécule de côté.

K : Oui

I : Donc ça, c’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui n’imaginent pas qu’un apport financier est nécessaire, malheureusement, il est nécessaire pour le fonds de commerce, il est nécessaire pour aller voir la banque, il est nécessaire pour durant… quelques mois après l’ouverture, parce qu’il faut savoir que l’on ne se rémunère pas tout de suite..

K : Oui

I : Avec l’ouverture d’un coffee-shop, donc il faut attendre que le projet se forme

K : Tout à fait

I : il faut attendre, que la clientèle se forme aussi

K : Oui, c’est pas comme un HM qui ouvre dans une ville…

I : Oui, c’est ça !

K : Où tu ouvres les portes et où tu as 1 000 personnes

I : Et là, tu as 10 000 personnes…

K : Là, tu ouvres la porte et tu fais : Ah ! Sympa la rue !

rires

I : Pour le coup, c’est un vrai stress. Une anxiété que les propriétaires, en tout cas ceux qui se lancent et qui ouvrent leur coffee-shop, l’anxiété c’est le premier jour d’ouverture, et quand tu vois qu’il n’y a personne qui arrive…

K : Et là tu fais, ah…

I : Et là tu te dis, tout ce travail… puisque tout ce qui est la pré-ouverture, c’est énormément de travail, c’est entre… ça peut aller jusqu’à deux ans de préparation. Et le jour même, quand tu te dis, mais j’ai travaillé pendant deux ans pour faire ça, et finalement le premier jour, ah ok… Bon… y personne…

K : Bienvenue dans le monde de l’entrepreneuriat !

Rires

I : Oui, c’est ça… C’est persévérance, persévérance, persévérance ! Mais ça c’est pareil, il y a aussi des choses à apprendre… pour attirer les clients, pour se faire connaître, etc… Tout ça, faut aussi être accompagné. Donc y a ça, y a la finance, y a la gestion opérationnelle, y a la gestion de stock, y a l’approvisionnement, comment est-ce qu’on anticipe la gestion des stocks. Y a la gestion du personnel, si on en a, parce qu’en général au début on n’en a pas trop. En tout cas, vaut mieux éviter…

K : Oui

I : De ne pas trop en avoir pour le début. C’est pour ça qu’il vaut mieux se former et faire une formation barista pour être au minimum indépendant, et après faire appel à un barista. Donc, y a tellement de choses auxquelles il faut faire face, que ça peut être très lourd. Je ne parle même pas de la recherche du local, qui peut aussi prendre plusieurs mois, mais par contre, c’est une satisfaction incroyable quand on arrive au bout.

K : C’est un projet de vie finalement

I : C’est un projet de vie. Puis moi, je le recommande 10 000 fois. Quand on est sûr que ce métier nous correspond, je le recommande 10 000 fois parce que c’est hyper prenant, et après… en tout cas, moi de ce que j’en ressens, c’est que les propriétaires se sentent tellement redevables vis-à-vis de la clientèle, ils sentent vraiment qu’il y a quelque chose qui s’est passé.

K : C’est ton petit bébé

I : Oui, voilà, c’est ça !

K : Tu as mis ta personnalité dedans

I : Oui, tu as mis tout dedans

K : Tu as les clients qui viennent et qui te correspondent aussi

I : Oui, c’est ça, tu crées même des relations, et puis ce que je dis, c’est la perso fait le coffee-shop ! Parce que les gens ont toujours peur. Ah mais lui, il va me copier… Ah, mais machin. En fait non, parce que c’est votre personnalité, en fait, qui fait tout.

K : Tout à fait

I : Tu vois, Jeff, typiquement, on sent qu’il y a une âme dans son coffee-shop, on sent que c’est lui qui l’a porté

K : Tout à fait

I : Et ça, c’est hyper important. Donc il faut construire son positionnement. Ça c’est un autre problème. Comment construire son concept ? Comment construire son branding ? Comment faire que tout coffee-shop va être identifié par rapport à d’autres, et qu’il va y avoir cette « touch »…

K : C’est vrai que Jeff , c’est : les brioches à la cannelle, tu penses tout de suite à ça !

I : Oui, c’est ça ! Tu vas avoir cette… et ça, ça prend beaucoup de temps, ça prend, du coup de l’accompagnement, et après, c’est le lancement !

K : Donc tout cela, tu l’inclues dans la formation

I : Oui, tout cela je l’explique dans la formation

K : Donc, j’ai été faire un petit tour dessus. Tu as quand même pas mal d’interviews, notamment Jeff qui a participé, à qui tu as pu poser des questions justement par rapport à ça. Donc, imaginons, voilà j’écoute le podcast, je trouve ça hyper intéressant, je veux me lancer, je veux être accompagné par toi, comment ça se passe ?

I : Alors, comment ça se passe ? C’est simple, la formation est en ligne

K : Oui, y a le lien, donc tu regardes soit en dessous soit au-dessus. Y a un lien, et tu peux aller voir tout ça.

I : Oui, c’est ça. Tu pourras même avoir un aperçu gratuit avant de te lancer. La formation, elle est en constante amélioration. Et donc tu ne payes qu’une seule fois pour avoir toutes les améliorations qu’il va y avoir. Donc c’est avec accès illimité. Dans la formation, tu as tous les chapitres, donc tu les suis un par un. C’est chronologique.

K : D’accord

I : Donc faut surtout pas passer à d’autres chapitres, faut vraiment suivre la chronologie

K : Tu as un plan d’actions, étape par étape

I : Oui, étape par étape. Il ne faut surtout pas sauter les étapes, parce que c’est justement ça l’intérêt.

K : Donc en gros, t’as pas besoin de… Tu ne réfléchis pas, tu suis. Voilà, aujourd’hui y a ça à faire, donc je le fais et je ne passe pas à la suite tant que ce n’est pas fait. Donc c’est bien, ça te met un plan d’actions. Tu n’as pas besoin de réfléchir…

I : C’est exactement ça. Faut vraiment suivre. Parce que ce plan là a été validé par moi, déjà, a été validé par mon expérience professionnelle et personnelle, et a été validé par les gens que j’ai rencontrés. Donc c’est vraiment cette chronologie-là que tout le monde a suivi pour réussir.

K : Comme tu disais, quand tu as été justement interviewée tous les patrons de coffee-shop tu as pu trouver que sur chacun y avait des pattern. Et c’est ça que tu as retranscrit dans cette formation-là.

I : C’est ça. Exactement. C’est un peu ça le but de la formation. C’est de trouver un plan d’action et faire que : tu peux te lancer dès demain.

K : D’accord

I : Donc tu actives ces actions-là, bon après, il y a des étapes qui durent plus longtemps que d’autres : typiquement trouver un local, mais il y a une chronologie dans ces étapes-là, donc c’est important de les suivre. En parallèle, il y a des ressources, des documents qui sont hyper précieux. Que ce soient des business plans, que ce soient des plans prévisionnels sous Excel, que ce soient des modèles de margin calculateur, etc., etc.

K : D’accord. Des petits trucs qui vont vraiment te donner un petit coup de main quand même assez sympa

I : Pas mal ! Honnêtement, les documents sont très appréciés, parce que déjà, c’est concret…

K : Oui

I : Dès qu’on se lance, voilà, on rentre les chiffres, et on voit ! On voit vraiment le résultat, et puis surtout ça aide à structurer sa pensée…

K : C’est vraiment le travail qui est mâché

I : Oui, voilà, c’est ça ! Oui, oui. Pour toute personne qui voudrait se lancer… C’est vraiment inné de…

K : Ce que je voulais te demander, c’est vraiment la personne qui en est « à l’idée » qui n’a pas démarré, est-ce que ça peut également s’appliquer à des personnes qui ont commencé et qui voient qu’elles galèrent un petit peu, en se disant : j’aurais peut-être mieux fait d’avoir un plan d’actions, d’avoir quelqu’un qui m’aide… Est-ce que ça peut être également à destination de… Pour faire table rase de ce que j’ai fait, et on repart sur des bons rails.

I : Oui, c’est ça. Tant que la personne est dans le pré-lancement…

K : Oui, alors quand tu dis « pré-lancement », c’est-à-dire ?

I : C’est vraiment avant… En fait, nous on propose la formation effectivement de A à Z, maintenant on ne va pas proposer cette formation-là, à ceux qui ont déjà ouvert.

K : Oui

I : Parce qu’il y a une partie de la formation qui ne leur servira pas forcément.

K : D’accord

I : Mais pour toute personne qui a l’idée en tête d’ouvrir un lieu, donc coffee-shop ou autres commerces, c’est la formation idéale.

K : Ok

I : Et du coup, ce que je voulais aussi te dire, c’est qu’effectivement, on a trois axes chez Byconcept. On a le premier axe qui est « le Média ». Donc toute personne qui voudrait lire un article ou écouter un podcast, voir une vidéo, peut. À côté de ça, donc c’est vraiment pour s’informer, à côté de ça, on a l’axe « Académie ». Donc dans l’axe académie, on a les formations mais on a aussi des ateliers…

K : D’accord

I : Et on en en train d’organiser des circuits pour découvrir l’origine du produit

K : D’accord ! Ok

I : À l’étranger

K : Quand tu dis « circuits », c’est à dire, si je m’intéresse au coffee-shop, c’est d’aller…

I : Découvrir le café en Éthiopie, par exemple

K : Ok. Ah oui, bien !

I : Oui, c’est vraiment des circuits…

K : Ça permet vraiment de rentrer dans le…

I : Dans le cœur du sujet

K : Dans le cœur du sujet. Oui

I : Oui, parce que je me suis rendu compte, et en partenariat avec mes partenaires : découvrir le produit, et comprendre le produit d’origine, ça aide beaucoup derrière, dans la compréhension du café de spécialité, et dans la vente du café. Parce que tu fais de la vente aussi…

K : Oui, tout à fait

I : En tant que propriétaire de coffee-shop, tu vends ton café, donc tu dois te positionner comme un expert.

K : Oui, voilà, c’est ce que je voulais dire. En fait, en termes d’expertise, quand un client va te poser une question : Beh tiens, ton café d’Éthiopie, là tu as tout de suite l’image, dans la ferme tout ça, et là tu racontes l’histoire et finalement tu es passionné par ce que tu racontes…

I : C’est ça

K : La personne, elle chope des informations mais en plus, elle sent que tu es investi dans ce que tu fais. Finalement ça matche !

I : Oui, c’est ça ! C’est beaucoup de story telling finalement. Mais, il faut le savoir, il faut le savoir.

K : Tout à fait !

I : Donc ça, ça fait partie de l’Académie Byconcept, et après on a le troisième axe, qui est « le Studio ». Donc là, le studio, on va vraiment accompagner de A à Z…

K : D’accord

I : À partir du moment où la personne a trouvé un local, on l’aide à ouvrir son commerce.

K : Ok. Donc de la recherche du matériel, éventuellement de l’ouverture aussi, parce que c’est vrai, on n’en parle pas énormément, le fait de se dire, comme on en avait parlé : j’ouvre mon coffee-shop, j’ouvre les portes et…

I : Et personne !

K : C’est sympa, c’est cool…

Rires

K : Mais y a pas grand monde… Voilà, elle est sympa la rue… Beh justement, d’amener, pour faire en sorte un petit peu comme certaines grandes enseignes le font pour faire monter un peu la mousse et de faire en sorte que le jour J, tu aies des gens qui viennent parce que tu as organisé une ouverture, parce que les gens, tu les as un petit peu teasés comme ça pendant quelques semaines avant l’ouverture, et de se dire : Beh tiens, quitte à faire une offre, des choses comme ça, pour vraiment te découvrir

I : Oui

K : J’avais été, ça avait été intéressant parce qu’il y a un coffee-shop qui a ouvert à Lyon, ANAHERA  et ils avaient fait une campagne de… alors, à chaque fois j’écorche le mot, alors c’est de…

I : De crowdfunding ?

K : De crowdfunding, voilà, merci !

Rires

K : Et justement, qui avaient fait participer des personnes, et sur leur compte Instagram qui avaient beaucoup beaucoup teasés, qui avaient justement fait des vidéos, qui avaient fait des photos de l’avancée des travaux, donc y avait de plus en plus de personnes qui commentaient, et ils ont fait ouverture spéciale. Et j’ai pas été là pour l’ouverture, mais apparemment, ça avait super bien marché !

I : Oui, ça, ça fait partie du coup du Studio. Nous on recommande automatiquement la création d’une campagne de crowdfunding. Donc ça, on accompagne aussi la personne de A à Z pour la création de cette campagne, parce que c’est quelque chose qui doit être appris aussi. Quand on connaît pas, c’est compliqué. Et c’est effectivement pour avoir cette… enfin pour attirer, en tout cas, le client, c’est hyper important.

K : Ok.

I : De teaser un peu…

K : D’avoir justement un peu cette curiosité. Un peu comme un film…

I : C’est ça !

K : Où on va te donner envie de…

I : Un teaser

K : D’aller le voir ! C’est ça.

I : Donc voilà, on commence dès le positionnement du concept, le branding, comment faire véhiculer une marque identitaire, et ensuite pour toute la partie : comment attirer le client, on aide, on accompagne les personnes, en amont de cela, il y aussi la partie architecture, aménagement du local…

K : D’accord

I : Tout ce qui est à partir : trouver son local, parce que ça forcément, on ne peut pas aider, mais à partir de ça, on peut accompagner la personne jusqu’au lancement.

K : C’est intéressant ce que tu dis aussi, l’aménagement du local, parce que dès fois quand tu n’es pas dans le milieu de la restauration, tu te dis : Ah beh tiens, je vais mettre ça en place, ça a l’air d’être sympa, et finalement quand tu es devant ta machine et que tu dois tourner à gauche pour retourner à droite…

I : C’est pas efficace

K : Et en fait, tu t’aperçois que tu n’es pas du tout productif ! Tu perds énormément de temps, ça te fatigue, alors que si tu avais un plan de travail qui a été bien pensé et bien ergonomique, t’as même pas à réfléchir. Un petit peu comme au Mac Do finalement, c’est vrai que Mac Do ou Starbucks, pour ne citer qu’eux, bon, c’est pas forcément les meilleurs dans l’industrie du café… Mais, on peut leur…

I : Mais ils sont efficaces

K : Voilà ! En termes de processus de travail, y a pas à dire. Quand tu dis : un Nespresso ou une boisson chocolatée, tout de suite, c’est clac, clac, clac, clac, et ton truc… C’est à la chaîne et tu ne perds pas de temps. Les trucs sont bien dosés, tout ça, et à la fin tu as ton produit, t’as tout le même produit aussi. Donc, c’est vrai que si tu peux appliquer ça dans ton coffee-shop, tu vas avoir un rendement qui…

I : Oui, oui, c’est beaucoup plus rapide. Et leur nom est super important dans le coffee-shop, parce qu’il faut dire ce qui est : la marge sur un café n’est pas énorme, donc c’est le volume qui compte. Et si les processus ne sont pas bien établis et qu’effectivement l’aménagement de l’espace n’est pas bien fait pour que le rendement soit là, on marge moins.

K : Tout à fait

I : Et on gagne moins du coup.

K : C’est un truc assez important, quand je dis : j’ouvre ma petite boutique, ça va être sympa

I : Mais on ne pense pas rentabilité

K : Mais y peut-être le côté un peu altruiste, je sais pas, des personnes qui se lancent, qui se disent : Tiens, voilà, ça va être cool, je vais… Tu vois, le petit café de campagne, voilà… Tu as Roger qui va prendre son petit ballon de rouge

I : C’est ça…

K : Voilà, et que finalement…

I : On ne pense pas forcément…

K : Quand on est à la fin du mois, on se dit : Oh Putain… (24min 20) Mais, ah beh j’ai zéro.

I : Puis, il y a énormément de charges à payer donc il faut pouvoir assurer tout ça.

K : C’est penser aussi business, quand même à côté, on est là pour faire de l’argent, pour en vivre, alors on est là pour partager une passion mais pour partager cette passion, il faut quand même que son activité soit rentable et ça demande, justement, d’avoir des process et de mettre des choses en place, concrètes…

I : C’est ça. Donc la formation est très axée business aussi et en fait, c’est comme monter une start-up ou comme monter une entreprise. C’est les mêmes étapes. Justen qu’il y a le loyer en plus et chercher un local en plus. Mais toutes les étapes, que ce soit le business plan, définir un business model, définir aussi le produit ?? 25min02, définir le story telling, enfin toutes ces étapes-là, qui fait que derrière, le commerce sera rentable, si on respecte tout ça. Mais il faut vraiment penser business avant tout.

K : Oui

I : Et pas que : création d’un lieu qui pourra nous plaire, non c’est création d’un lieu

K : Beh, c’est les deux. C’est souvent là où les personnes qui se reconvertissent, alors ce n’est pas pour faire une généralité, mais c’est vrai qu’entre un petit peu, le fantasme de ce que l’on va avoir, Ah ça va être génial, je vais avoir mon coffee-shop, je vais avoir ma petite épicerie, comment dire, de fleuriste et finalement quand tu rentres dans le dur, tu fais : Ah oui…

Rires

K : Ah, Oui ! J’avais pas pensé à tout ça ! Effectivement… C’est loin…

I : C’est exactement cette phrase

K : J’arrive, je me mets derrière mon comptoir et j’accueille les clients. Pour accueillir les clients d’une manière convenable et puis faire en sorte que ça dure, y a beaucoup de choses à mettre en place, et des fois… c’est un petit peu comme la partie immergée de l’iceberg. Il est joli le petit iceberg, il est tout mignon, mais en fait tu mets la tête sous l’eau… Tu fais, ah, il est pas mignon en fait ! Ah y a tout ça… D’accord ok ! Bon on se retrousse les manches et puis on bosse !

I : C’est ça. Et y a une tonne de To do, en général, mais pareil, forcément quand on se lance dans un projet dans lequel on ne connaît rien, on se sent tout de suite submergé.

K : C’est normal, et puis on n’a pas l’habitude

I : Et c’est normal. Donc c’est pour ça que je tiens à dire que pour toute personne qui aurait l’idée de se lancer, surtout ne vous lancer pas sans accompagnement et sans formation. C’est se tirer une balle dans le pied et c’est surtout aller… c’est foncer dans un mur.

K : Parce que tu perds du temps, parce que tu vas t’en apercevoir au bout d’un moment, et si tu as investi de l’argent, tu vas perdre de l’argent également, donc finalement tu es perdant sur tous les tableaux.

I : C’est ça. Et puis en plus de ça, on est dans une société où on veut aller beaucoup trop vite, et très vite, et pour éviter de chercher des informations pendant des heures et des heures, nous, notre avantage, c’est que l’on vous fait gagner du temps.

K : Oui, clairement !

I : Non seulement, on vous fait gagner du temps, mais en plus de ça, vous allez avoir les informations qu’il vous faut pour lancer votre projet dès demain.

K : Tu as toutes les informations qui sont compilées et qui sont mises à disposition chronologiquement

I : C’est de la synthèse, oui, c’est de la synthèse et…

K : Voilà, donc, entre guillemets, tout le monde peut le faire, mais quand tu n’as pas d’expérience, ça va te prendre déjà du temps d’aller retrouver toutes les informations gratuites, si tu les as… et après, de te dire : c’est bien, j’ai toutes les pièces du puzzle, maintenant faut que je fasse le puzzle.

I : C’est ça

K : Avant d’y arriver si tu n’as pas l’habitude, si tu as un puzzle 1 000 pièces, tu as le temps de faire des erreurs quand même !

I : C’est ça, et il y a une chose, c’est que : il vaut mieux se former et savoir si l’on est fait pour ce domaine ou pas, plutôt que de se lancer parce qu’il y a… en tout cas, on me l’avait fait remarquer plusieurs fois : il y a des gens qui se lancent, qui finalement se disent : bon, c’est pas pour moi. Finalement, je ferme. Sauf que, le marché de l’immobilier est très petit à Paris, si l’on prend l’exemple sur Paris. Vaut mieux anticiper et savoir si on est fait pour ce métier-là, que, avoir un local, que l’on va garder six mois, après ça va tourner, bref… ça… je ne trouve pas le mot… tu peux m’aider ?

K : Non

Rires

K : Le turn-over, non, c’est ça ?

I : Non… ça bouffe le marché, ça le…

K : Oui, je vois ce que tu veux dire.

Rires

K : J’ai pas le mot mais j’ai compris l’idée

I : Mais, voilà, le marché de l’immobilier est petit, y a pas énormément de locaux, oui…

K : Ça bouche

I : Voilà, ça bouche le marché.

K : Comment dire ? Les locaux sont … voilà, le mot que tu voulais utiliser…

I : Les locaux ne sont pas nombreux

K : Voilà

I : Donc, il vaut mieux que ce soit une personne qui soit sûre de son métier et que la rentabilité du projet soit là, plutôt que le faire tourner et que…

K : Quelqu’un le bloque six mois et après le rebloque six mois, etc.

I : C’est ça. Ce n’est pas bon pour le marché. C’est pas bon ni pour le marché entrepreneurial ni pour le marché de l’immobilier.

K : Ok ! Donc vous avez entendu : si vous vous lancez dans un coffee-shop, vous avez intérêt à être sûr de vous !

Rires

I : Mais du coup, c’est en faisant appel à une formation qu’on est sûr.

K : Oui

I : On ne peut pas être sûr tout seul

K : Entre le fantasme que l’on peut avoir et, ça je le retrouve aussi dans le milieu du web entrepreneuriat, où on voit souvent l’image de…, allez c’est vraiment la caricature, vous m’excuserez, mais c’est de l’entrepreneur en Thaïlande en train de siroter son cocktail et sur la plage avec son ordinateur. On se dit : putain, je vais faire exactement la même chose… Alors faire du PC sur le bord de la plage, je vous mets au défi…

I : C’est difficile

K : Entre les coups de soleil, le vent, le sable et surtout la luminosité où tu ne vois rien… Éventuellement pour regarder tes stats, je veux bien, mais tu ne bosses pas sur la plage ! C’est faux.

I : Tu ne bosses pas

K : Et ça les 5 minutes, le temps de la photo sur Instagram, après le mec il bosse comme un porc derrière dans son espace de coworking ! Donc voilà, c’est entre le fantasme de « y a que des avantages », il faut aussi se dire, y a quand même toujours un revers de la médaille, y a des inconvénients et il faut être juste prêt à les accepter, finalement.

I : C’est ça. Oui. Mais une fois que l’on est prêt à les accepter, on peut se lancer…

K : Tout à fait

I : Il faut juste de la persévérance, de la motivation et de la passion pour y arriver

K : On est d’accord ! Ok. Eh bien, je crois que ça va être les mots de la fin !

I : Voilà

K : En tout cas, Inès, je te remercie pour tout ce que tu as partagé avec nous !

I : Merci à toi !

K : Tu as les liens pour retrouver Inès, donc en dessous, au-dessus, j’ai inversé mais ce n’est pas très grave ; quelque part autour de la vidéo du podcast, également si tu décides de te faire accompagner par Inès, tu regarderas, là en dessous, dans la description, j’ai un petit bonus pour toi qui pourrait te plaire, notamment, voilà, pour te faire connaître sur ta ville. Voilà, je n’en dis pas plus. Y a le lien, et il y a toutes les informations, quelque part autour de ce podcast ou de cette vidéo.
Inès, je vais te souhaiter un bon voyage parce que je sais que là, tu pars dans pas très très longtemps…

I : Oui

K : Et à l’occasion se retrouver pour un nouveau podcast

I : Carrément

K : Toute la réussite pour toi ! Je te dis à très bientôt !

I : Merci

K : Salut !

I : Salut !